KASONGO ILUNGA : UN PONT ENTRE LA JEUNESSE VÉNÉZUÉLIENNE ET LA LUTTE POUR LA PAIX EN RDC


Caracas, Venezuela 


Dans un contexte international marqué par des conflits persistants et des injustices sociales, KASONGO ILUNGA, un activiste néo-panafricaniste, a récemment mobilisé la jeunesse vénézuélienne pour dénoncer la guerre en République Démocratique du Congo (RDC). 


Son initiative a suscité un élan de solidarité parmi les jeunes Afro-Vénézuéliens, qui voient dans cette mobilisation une occasion de se connecter aux luttes historiques de leurs ancêtres et de revendiquer des droits pour les peuples opprimés.


La République Démocratique du Congo, riche en ressources naturelles telles que le cobalt et le coltan, est actuellement le théâtre d'une guerre non déclarée qui a causé la mort de plus de 12 millions de personnes depuis 1994. 

Les conséquences de ce conflit sont dévastatrices, avec des millions de personnes souffrant de famine aiguë et d'insécurité alimentaire. Dans ce contexte, KASONGO ILUNGA invite les jeunes à prendre conscience de leur pouvoir collectif pour dénoncer cette violence insensée et appeler à une paix durable.



Le mouvement social afro-vénézuélien, a récemment publié une déclaration forte et percutante lors d'un sommet national. Ce texte souligne l'héritage de lutte et de résistance des Afro-descendants au Venezuela et leur obligation morale d'être solidaires des peuples victimes du colonialisme et de l'impérialisme. En effet, la déclaration affirme que « le peuple afro-descendant du Venezuela, fidèle à sa tradition de lutte, de résistance et de marronnage, l'a amplement démontré dans le processus d'indépendance du Venezuela ».


Dans cette déclaration, le mouvement social appelle à un cessez-le-feu immédiat en RDC et exhorte la communauté internationale à condamner les actes de violence qui ravagent le pays. En mettant l'accent sur l'importance de l'autodétermination des peuples, ils plaident pour une solution pacifique au conflit armé, fondée sur le droit international.




KASONGO ILUNGA devient ainsi une figure clé dans la construction d'un pont entre le Congo et les pays de la gauche, notamment le Venezuela. Son engagement à mobiliser la jeunesse vénézuélienne autour de ces questions cruciales fait de lui un acteur incontournable pour les dirigeants actuels qui souhaitent renforcer les liens entre les luttes sociales en Amérique Latine et en Afrique.


La déclaration du mouvement social afro-vénézuélien se lit comme suit :


SOMMET NATIONAL AFRO-VÉNÉZUÉLIEN


DÉCLARATION DU MOUVEMENT SOCIAL AFRO-VÉNÉZUÉLIEN REJETANT LA VIOLENCE DÉCHAÎNÉE EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO


Le peuple afro-descendant du Venezuela, fidèle à sa tradition de lutte, de résistance et de marronnage, l'a amplement démontré dans le processus d'indépendance du Venezuela, au cours duquel des hommes et des femmes africains se sont opposés de manière permanente au système esclavagiste mis en œuvre par la couronne espagnole. Cette position fut héritée par leurs descendants comme Miguel et Guiomar en 1553, José Leonardo Chirino en 1795, Guillermo Ribas, Juana Francisca et Manucha de 1768 à 1771 dans la communauté d'Ocoita, entre autres. Cette action de nos ancêtres, exemple de justice et de liberté, nous oblige à être solidaires des peuples du monde victimes du colonialisme, de l'impérialisme et de l'injustice sociale.


À cette occasion, nous faisons référence à la République démocratique du Congo, un pays soumis au pillage brutal de ses ressources naturelles, principalement le cobalt et le coltan, par des sociétés transnationales.

La RDC connaît actuellement une « guerre non déclarée » conçue à partir du récit d'un conflit ethnique, comme cela s'est produit au Rwanda (1994) et au Burundi (1993 à 2005), ravivant également des situations qui compromettent les réfugiés rwandais au Congo, les soumettant à de faux soupçons d'une prétendue insurrection. Ce récit a été adopté subrepticement et complicement par les gouvernements de Belgique, de France, de Grande-Bretagne et des États-Unis, qui ont également soutenu l'invasion paramilitaire du territoire congolais par le Rwanda pour générer la terreur, la violence et le chaos, facilitant ainsi son contrôle du Kivu, la partie orientale de la République démocratique du Congo.


En ce sens, nous élevons notre voix indomptable et sauvage pour rejeter catégoriquement cette guerre prolongée et inutile, qui se traduit par un coût élevé en vies humaines (plus de 12 000 000 depuis 1994) et une violence brutale et exacerbée contre les femmes et les filles.


Nous dénonçons également qu'en raison du conflit, plus de 3 000 000 de personnes souffrent de famine aiguë, d'insécurité alimentaire et sont également déplacées.


Nous exhortons les parties impliquées à accepter un cessez-le-feu immédiat, ainsi que la communauté internationale à exprimer sa ferme condamnation de ces actions désastreuses.


Enfin, nous plaidons pour une solution pacifique au conflit armé fondée sur le droit international, l'indépendance, la souveraineté et l'autodétermination des peuples, qui permettra à la patrie de Patrice Lumumba de construire son chemin vers le plein développement et la dignité nationale.


Caracas, le 21 avril 2025. 

En somme, l'engagement de KASONGO ILUNGA illustre non seulement un désir ardent de justice sociale mais aussi une volonté d'établir des connexions entre les luttes des peuples opprimés à travers le monde.

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